Ayacucho-Cuzco, voyage au coeur de l’Altiplano

Ayacucho-Cuzco, voyage au coeur de l’Altiplano

Nous restâmes (alors le mec commence trés fort son article en employant un temps de la conjugaison française qu’il ne connaît pas) 2 jours à Ayacucho.
Prochaine étape : Cuzco et la vallée des Incas. Et devinez quoi ? Le voyage se fera en bus ! 22h au total, avec une pause à Andahuaylas.
Ayacucho – Andahuaylas : trajet qui se fera la journée, de 7h30 du matin à 16h
Andahuaylas – Cuzco : voyage de nuit de 19h à 5h30
Durée totale : approximativement entre 18h et 22hOui, il faut savoir qu’aucun bus ne part à l’heure, ni même arrive à l’heure.Le matin commence trés fort. Nous avons réservé (ou réservâmes pour les fans du passé simple comme moi) nos billets pour ces 2 trajets. Arrivés à la station de la compagnie, entourés de péruviens, aucun autre touriste autour, une légère agitation commence. Mais ce n’est pas nous, je vous rassure.
En effet, nos 2 chauffeurs de bus qui doivent nous conduire à Andahuaylas viennent de se faire le trajet de nuit, dans le sens inverse. Ces deux personnes avaient donc conduit toute une nuit et allaient donc continuer. Les péruviens autour de nous s’insurgent donc auprés de l’acceuil. Un soi-disant nouveau chauffeur doit venir en remplacement. Ce n’est encore suffisant pour les voyageurs.
Nous, nous décidons de changer de compagnie.Proverbe péruvien dédié aux futurs touristes : “Ne monte pas dans le bus que le péruvien refuse lui-même de prendre”.Nous ne connaitrons pas la finalité de l’histoire. A ma connaissance, pas de bus dans le ravin (à ce jour) retrouvé, mais surement un sacré retard.Malgré ce début de matinée encourageante, nous partons en direction d’Andahuaylas à 9h. Je passerais sur le bus, son état global, le poster de Jésus accroché derrière le chauffeur nous faisant face, les mouches et un perroquet tranquillement assis sur le repose-tête d’un passager.
Si nous avons décidé de faire ce premier trajet de jour, ce n’est pas innocent. Il traverse en grande partie l’Altiplano.
Grandiose.
Pour le coup, tu oublies que tu roules dans les conditions précédemment cités, sur une route de terre à peine plus large que le bus, à flanc de montagne et croisant des camions sans savoir comment ils ont fait pour passer.
L’Altiplano, entre 3000 et 3500 mètres, un paysage tout vert malgré l’altitude, calme, au niveau des nuages. Le bus pourrait les trancher s’il les traversait. Rien de perturbant à 360° autour. Il y a juste ton bus. Parfois, tu croises un camion, remplis de ses marchandises et 2 ou 3 travailleurs dans la benne, bien couverts contre le froid. Parfois tu croises une péruvienne marchant seule dans ce désert, et tu te demandes où va-t-elle aller, il n’y a rien autour ? Parfois tu croises un troupeau de moutons ou de vaches. Et là tu essayes de faire le rapprochement avec la péruvienne que tu as croisé bien avant, était elle en fait la bergère ?.

Les images parleront d’elles-mêmes.

Nous sommes partis il y a 6 jours de Lima. Nous avons fait prés de 40h de bus. Nous arrivons à Cuzco. Enfin.


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