Equateur, volcan et compagnie

Equateur, volcan et compagnie

La fin. 6 mois. Plus de 10 000 photos. Prés de 35 000km de bus. Pérou, Chili, Bolivie, Argentine et Equateur …
Après 3 semaines passées à Convento à tourner le webdocu, nous revoilà à Quito pour les derniers jours avant le grand retour sur la terre européenne. Quito et la civilisation. Fini les chevaux sur les routes en terre. Fini les tonnes de riz. Fini la pluie. Fini les moustiques. Nous rechaussons nos tongs. Mais pas pour très longtemps.
Trois jours avant l’avion et trois objectifs à remplir :
– Acheter les souvenirs
– Mitad del mundo
– Trouver un volcan

Les deux premiers se feront aisément. La Mitad del mundo n’est qu’à 30min de Quito. Le partage des deux hémisphères. D’un côté le nord. De l’autre le sud.  Une tour de 50 mètres pour admirer les 2 parties du globe. J’y vois en réalité au sud l’immense étendue que j’ai parcourue, presque tout au bout de l’Amérique du sud, à 8000km d’où je me trouve, remplie de souvenirs et de personnes, gravés à jamais dans ma mémoire (avant qu’Alzheimer ne me rattrape). Au nord, j’aperçois la France et le retour à la vie normale (de suite, c’est beaucoup moins sexy …).

Quelques souvenirs achetés, Julien déguisé en stroumphette. Les 2 premiers sont réglés.

Trouvons un volcan maintenant. Finalement, c’est plus simple que prévu. Quito est entouré de 6 volcans. Dont le Cotopaxi. L’un des volcans les plus dangereux, car encore activité quand il ne somnole pas, et le plus proche d’une grande ville, Quito. 60 km. C’est rien. 5897 mètres. Une sacré bête celui là. L’idée est la suivant : monter en 4×4 jusqu’à 4500 mètre puis grimper à pied jusqu’au refuge qui se trouve à presque 4900 mètres. Et peut être plus, on verra. Comme ça, ça a l’air simple.

Nous partons donc avec un chauffeur équatorien dans le grand parc qui entoure le volcan. Le temps est brumeux. Nous n’apercevons pas le volcan. A peine une demi heure que nous sommes rentrés dans le par cet premier problème : une partie de la route est bloquée par un éboulement. Impossible d’aller plus loin en 4×4. Nous partons donc à pied. Le 4×4 nous rattrapera plus tard quand la route sera dégagée.
Nous marchons sur cette grande étendue où nous croisons chevaux sauvages et lagunes. Une éclaircie entrouvre la vue sur le volcan, les nuages se dégagent petit à petit du sommet enneigé. La bête est immense. Parfaite. Le 4×4 nous rejoint 2 heures plus tard.  Nous montons jusqu’à 4500. Le plus dur commence. L’air est rare. 400 mètres jusqu’au refuge ? Facile normalement ? Pas à cette altitude. Le dénivelé est fort. Chaque pas est un effort. C’est comme marcher avec un quart de poumon. Le vent te refroidit. Il doit faire pas loin de 0 en température ressentie. Le gris de la roche laisse petit à petit place à un rouge vif.  Le blanc de la neige n’est pas loin. Nous arrivons au refuge. Epuisé. Un bon chocolat chaud ? Oui.
1000 mètres nous séparent du sommet. Bien sur, nous ne sommes pas équipés pour aller plus. Pour le froid et la neige. Et un guide est indispensable. 100 mètres nous paraissent si prés. Mais nous mesurons l’effort à faire pour monter aussi haut.
La descente fut, elle aussi, magique. Plus facile certes. Arrivés au 4×4, un renard erre dans les parages. Un renard à 4500 mètres. Que vient il chercher ici ? 2 mètres nous séparent de lui. Nous tournons autour. Ou est-ce lui qui tourne autour de nous ? Une chose est sure. Ce n’est pas lui qui nous prend en photo.

Autre surprise sur le chemin du retour. Un arc en ciel. Un demi-cercle parfait. Des couleurs rayonnantes. Nous le voyons en entier.

C’est la fin. Finir sur tout ça. Parfait. La veille d’un départ sur un volcan. Le lendemain dans l’avion. Le sur-lendemain, en France. Un changement d’altitude radical. Le voyage est terminé. Tout le monde descend. Si vous pensez que cet article est le dernier. Vous vous trompez. Non pas que Monsieur Chili va repartir de sitôt (même s’il aimerait !).

Il y a encore pleins de choses à dire. Pleins de choses à voir.
Alors laissez Monsieur Chili reprendre son souffle après ses 6 mois de pérégrinations. Et il continuera à vous parler. A vous montrer.
Au programme, anecdotes de voyage, infos pour voyageurs, photos et vidéos. Comme celle que vous pouvez voir en introduction de cet article. Et bien sur,  le web documentaire sur Convento,  ne l’oubliez pas ! Il vous tiendra au courant. Promis !

Merci à tous pour l’avoir lu, vu et soutenu durant ces 6 mois. Merci à l’Amérique du sud pour l’avoir reçu aussi chaleureusement. Merci pour toutes ces rencontres. Merci à Julien et Etienne. Ce post pourrait faire office d’article final. Oui, c’est la fin.

Ou pas …

A suivre.

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