Vamos à Puerto Natales

Vamos à Puerto Natales

Toutes les bonnes choses ont une fin. Les 15 jours de wwoofing à Coyhaique se terminent.

Dernière parrilla avec la famille en l’honneur de l’anniversaire de Paolo (que nous appellerons malheuresement Pablo lors de notre interprétation française de la célèbre chanson « Joyeux Anniversaire »). Au programme, concours internationale de tirs à la carabine, dans la catégorie « bouchon de bière et canette de Coca ». Chili, Argentine, France, Allemagne et Angleterre se dispute le Graal. Les rosbifs sortiront largement et facilement vainqueurs.

Nous découvrirons également les « Cogo », version chilienne de nos fameux Lego.

Nous soulèverons des dizaines de bottes de pailles à charger et décharger. Mes poumons m’en sont encore très reconnaissants.

Nous continuerons à faire du stop et à croiser une nouvelle tendance chilienne : l’impression de la photo de son enfant sur la housse de la roue de secours de son 4×4.

Bref, nous avons fait 15 jours de wwoofing à Coyhaique.

 

En route pour le sud, pour Puerto Natales, toujours en Patagonie, toujours au Chili.

 

Nous quittons Coyhaique sous la pluie, la nuit a été neigeuse sur les sommets de la ville. Encore une fois, nous prenons un bus qui passera par l’Argentine pour ensuite revenir au Chili. Nous traversons en large l’Argentine, gagnons la côte Atlantique, là longeons et re-bifurquons vers la Patagonie. Je n’aurais aucun intérêt à vous parler de ce trajet normalement. Mais finalement, le bus en Amérique du Sud nous réserve encore une fois ses surprises. Une bonne surprise.

20h de bus sont programmées pour descendre. Comme tout long trajet au Chili, un repas ou une collation est prévu par la compagnie dans le bus. Nous nous arrêtons après la frontière argentine dans une échoppe qui à priori vend de tout « Un poco de todo » : cigarettes, fruits légumes, conserves, pains, maté nommé Piporé (le soleil vient de se lever, palapa papa pa …), médicaments (oui oui, même les épiceries arabes chez nous ne vont pas jusqu’à là.), etc …

Au fond, une grande salle, une grande tablé, un poêle, une cuisine en ébullition. Nous pensons comprendre que nous faisons une halte pour les gens qui veulent manger. Il est 11h30 du matin. Les passagers du bus commencent à s’asseoir autour de cette table. Une dame nous invite à nous asseoir également. Et là nous comprenons enfin. Des grandes assiettes de pâtes bolognaises nous sont servies. Boissons non incluses. Mais avec une cuillère de parmesan offerte. Le tout compris dans le billet de bus. Nous nous arrêtons finalement 1 heure. Inconcevable en France. Génial ici. Imaginer votre train SNCF s’arrêter et organiser ce genre de chose. Partager un repas chaud avec tous les passagers du bus. Comment faire plus convivial ?

 

Notre bus « El pinguino » (rien que pour ce nom je suis prêt à prendre n’importe quand le bus) continue de nous porter jusqu’à Puerto Natales. La traversée de l’Argentine est une longue route de pampa, parsemée de champ de pétrole, où mêmes certaines compagnies pétrolières ont osées peindre leur derrick en vert. Paradoxe.

 

Arrivés au petit matin en Patagonie chilienne. Levé de soleil en prime. Puerto Natales, petite ville côtière bordée par la mer du Chili, 20 000 habitants, nous attend pour nous offrir le trek de Torres del Paine.

 

Le meilleur arrive …

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